Finance, banque & assurance

Commande publique et secteur bancaire au Togo, de l’impasse des créances au partage des risques

SecteurFinance / BTP
PaysTogo
ZoneUEMOA
TypeFinance

Résumé

La place bancaire togolaise affiche en 2025 la seule perte nette de l'UMOA, en raison d'une crise structurelle des créances liées au BTP qui paralyse la commande publique. Dans une tribune, le Dr LANDOZI analyse cette impasse et propose des solutions, incluant un fonds de garantie dédié, des comptes séquestres et la titrisation des arriérés.

Analyse

Cette situation met en lumière une vulnérabilité systémique majeure à l'intersection du secteur bancaire et de la commande publique, particulièrement dans le secteur du BTP. L'affichage d'une perte nette unique au sein de l'UMOA en 2025 souligne l'urgence d'une refonte des mécanismes de financement et de gestion des risques pour les créances publiques. Les propositions formulées, telles que la mise en place de comptes séquestres, d'un fonds de garantie dédié et la titrisation des arriérés, dessinent un changement de paradigme vers un partage des risques plus équilibré entre l'État et les institutions financières. Les entrepreneurs locaux, pris en étau entre le défaut d'accompagnement bancaire et l'enlisement des paiements publics, subissent de plein fouet cette contraction du crédit. À terme, la viabilité des bilans bancaires et la relance des chantiers d'infrastructure dépendront de la capacité des autorités et des acteurs financiers à structurer ces nouveaux instruments de sécurisation.

Implications

Les dirigeants d'entreprises et investisseurs engagés dans la commande publique doivent réévaluer leur gestion du risque de contrepartie et explorer des montages alternatifs de financement. Pour les institutions financières, la période exige un renforcement des provisions et une diversification des portefeuilles pour contrer l'exposition aux arriérés de l'État. L'émergence potentielle de nouveaux instruments comme la titrisation offrira des fenêtres de liquidité pour les créances accumulées.

Impact pour la Côte d'Ivoire

En tant que place financière de premier plan au sein de l'UEMOA, la Côte d'Ivoire observe avec attention les tensions de liquidité et de rentabilité du secteur bancaire togolais, qui peuvent influencer la confiance des investisseurs régionaux. Les banques ivoiriennes et régionales actives dans le financement des grands projets transfrontaliers de BTP doivent intégrer ces leçons de risque souverain et de gestion des arriérés dans leurs grilles d'évaluation.

Perspectives / à surveiller

L'évolution de la rentabilité du secteur bancaire togolais, la mise en œuvre éventuelle des mécanismes de titrisation des arriérés et la création d'un fonds de garantie dédié pour le BTP.

À confirmer

La concrétisation et l'efficacité opérationnelle des solutions proposées par le Dr LANDOZI (fonds de garantie, comptes séquestres, titrisation) restent à confirmer.

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Source(s) : Financial Afrik

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